Le procès des agresseurs présumés d'un homme qui avait été brûlé au 3ème degré s'est terminé sur un non-lieu.
Au delà de le compassion que l'on peut avoir pour cet homme qui ne saura jamais qui lui a fait subir cet enfer, c'est un problème de société qui s'est posé : la victime est un homosexuel. Il semblerait que le caractère homophobe du crime n'ait pas vraiment été mis en cause.
C'est d'ailleurs son agression qui a été le déclencheur d'un certain nombre de lois "anti-homophobes".
Et c'est là que ça devient inquiétant.
Le politiquement correct nous pousse désormais dans des extrêmes ridicules. Peu importe les circonstances, si je frappe un homosexuel, un juif, un noir, une femme, un arménien, un enfant, un gitan ou quiconque n'étant pas mon frère jumeau (et encore, le fratricide est aussi plutôt mal vu), je suis en tort. Peu importe que j'ai été volé, insulté, piétiné, ridiculisé, provoqué, je n'ai pas le droit de toucher à un faible membre d'une minorité spoliée et mal-aimée que nous devons protéger contre les vils prédateurs caucasiens imbus de leur supériorité génétique naturelle prouvée et qui, tels de bons hyperboréens, se doivent d'élever leurs petits frères inférieurs et fragiles.
Notons avec un certain plaisir que les premiers à manifester contre l'homophobie, l'antisémitisme ou le racisme sont aussi les premiers à faire la gueule quand leurs enfants leur annoncent qu'ils sont homosexuels ou qu'ils vont épouser un noir ou un maghrébin !