Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vous êtes-vous déjà baigné dans le Rhône? Moi, non. Je trouve ça trop dégoûtant.

Publicité

La séduction par capilotraction

Hier soir dans l'émission de débat quotidienne un-peu-chiante-mais-pas-trop d'Arte, il y avait une sorte de best-of sur le thème "Pouvoir et séduction". Entre des auteurs de livres qui reconnaissaient qu'il était difficile d'écrire sur des dictateurs dont la moitié des femmes interrogées étaient amoureuses et l'autre moitié avaient été violées par l'armée ou des milices, un intervenant a présenté des études scientifiques assez intéressantes.

 

Il s'agit de Sébastien Bohler, docteur en neurobiologie moléculaire, qui fut chroniqueur dans Arrêt sur images au bon vieux temps. Ce dernier se livre à une petite étude de cas sur Miss Univers. Il nous apprend que le rapport de son tour de taille sur son tour de hanches est environ de 0,7 , ce qui partout dans le monde correspond à la tranche de la population féminine la plus fertile. De même sa poitrine ample dénote un fort taux d'oestrogènes. Enfin, ses grands yeux sont synonymes de jeunesse (les yeux rapetissent avec l'âge !) et donc… de fertilité !

 

Bohler analyse ensuite Mr Univers. Là, je dois avouer que j'ai écouté d'une oreille plus distraite… Il parle de rapport du tour de taille sur le tour d'épaules, de ses gros muscles et de l'écart entre ses yeux : plus les yeux sont proches, plus le taux de testostérone est élevé.

 

Cependant, Mr Univers n'est pas un bon parti. Des études réalisées dans de nombreux pays et dans des cultures très différentes (Chine, États-Unis…) montrent que les femmes préfèrent épouser des hommes riches. Une étude indique d'ailleurs que la fréquence des orgasmes de la femme est d'ailleurs plus ou moins proportionnelle à la fortune de l'époux ! Pour autant, c'est vers Mr univers que les femmes vont se tourner pour une petite partie de jambes en l'air incognito. 

 

Tout cela nous ramène à notre condition animale. Les mâles sont attirés par les femelles fertiles. Les femelles choisissent le mâle qui a les meilleurs gènes pour la reproduction, mais préféreront un mâle plus "puissant" (au sens du pouvoir, pas de la virilité) pour assurer l'avenir de ses enfants.

 

Un autre intervenant, dont je n'ai pas réussi à capter le nom, fait alors remarquer que nous sommes programmés biologiquement pour répondre aux contraintes de la vie paléolithique. De nos jours, les considérations de l'ordre de la survie (nombre élevé d'enfants, protection contre les dangers mortels de la nature…) frisent l'obsolescence. Il conclut en affirmant (cela mériterait un grand débat que je vous invite à avoir dans les commentaires si ça vous chante) que c'est la culture qui, en altérant nos envies en besoins, nous permet de trouver un compromis entre notre nature profonde et nos conditions de vie.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article