Vous êtes-vous déjà baigné dans le Rhône? Moi, non. Je trouve ça trop dégoûtant.
Le bourgmestre de Bruxelles vient de mettre les pieds dans le plat en proposant de contrôler le nombre de naissances dans ville, se justifiant par une moyenne d'âge très basse et des taux de chômage et de pauvreté élevés. Il cite l'exemple de plusieurs familles ayant 8 enfants qui ont du mal à trouver un logement social.
Immédiatement, on le taxe de racisme, car les bien-pensants associent toujours automatiquement les conditions et les modes de vie misérables au fait d'être étranger. Là, je suis tellement dépité que j'ai du mal à trouver un commentaire acerbe pour qualifier la débilité humaine. Je vous laisse donc formuler votre propre bon mot.
Des questions pourtant intéressantes se posent. Faut-il créer des logements sociaux avec des appartements gigantesques pour les familles très nombreuses et pauvres ? On ne peut clairement pas les entasser dans des studios ou les séparer entre plusieurs immeubles. Mais ne serait-ce pas encourager les gens à faire plus d'enfants que de leur dire "Pas de problème, on a de quoi loger des familles de 15 personnes !" ? Disons-le clairement, aucun pays ne peut supporter une population qui augmente indéfiniment à un rythme élevé. Lorsque le taux de chômage ne descend jamais en dessous 10%, on est en droit de penser qu'il y a au moins 5% population en trop par rapport à ce que l'économie du pays peut nourrire. Puisque le taux de chômage de Bruxelles est de 20%, on peut estimer que la ville est occupée à 110%. Construire des logements ne suffit pas, il faudrait aussi créer de l'activité, et plus précisément une activité adaptée aux qualifications des chômeurs. Construire un immeuble, c'est facile. Créer des entreprises pérennes, c'est une autre paire de manches !
Au delà de ces soucis matériels assez immédiats, se pose la question de la prévention. Personne n'a donc dit à ces gens qu'il était mauvais de faire 8 enfants lorsqu'on n'a pas les moyens de les élever dans un minimum de confort ? Les aides sociales sont là pour aider les personnes dans le besoin (impossibilité de trouver du travail, drame familial, maladie...), pas pour encourager ceux qui se mettent d'eux-même dans le besoin à continuer d'agir sans réfléchir ! En réponse à cela, le bourgmestre d'Etterbeek a proposé d'établir des aides dégressives en fonction du nombre d'enfants. Je ne suis même pas sûr de l'effet dissuasif que cela aurait. Les gens qui ne se posent même pas la question de savoir s'ils ont de l'argent pour payer à manger à un enfant de plus n'imagineront pas qu'on les aidera moins s'ils sont plus dans le besoin. Dans l'absolu, une règle très stricte et dure du genre "à partir de 4 enfants, on coupe toutes les aides" aurait peut-être plus d'impact. Bien entendu, cela n'enlève rien à la cruauté de la méthode : comment peut-on condamner des enfants à mourir de faim sous prétexte que leurs parents sont irresponsables ? On ne peut même pas imaginer de les placer dans des centres d'accueil, car malgré tout ils aiment leurs parents ! Bref, une fois la connerie faite, il n'y a plus aucun moyen de la corriger. Faut-il en venir aux stérilisations forcées après 3 enfants ? J'aime à penser que l'éducation est encore une solution viable, à condition que les gouvernements prennent conscience que l'éducation n'est pas uniquement de la responsabilité des profs et des instits, mais aussi des hommes politiques et des média.