Extraits d'une entrevue avec le directeur de l'IUFM de Lyon, publiée sur
lemonde.
"Il faudrait aussi davantage de suivi individuel des élèves, de temps consacré à leur remise à niveau."
Tout à fait d'accord. Cependant, qui le fera? Les enseignants n'en ont pas le temps. De plus, passer plus de temps avec un élève qu'un autre est un peu injuste : un élève qui suit plus facilement que les autres devrait avoir le droit d'en savoir plus que les autres, sinon il se désintéressera (c'est ce qu'il se passe avec les "surdoués"). Mesdames et Messieurs les jeunes parents...
"Actuellement, l'enseignement technologique est très conceptualisé. Il faudrait, au contraire, développer une approche axée sur l'artisanat de proximité, sur les métiers."
En clair : la pratique, c'est mieux que la théorie.
"Il est plus important aujourd'hui de connaître la différence entre le civil et le pénal que de savoir résoudre le théorème de Thalès."
Sur la même lancée. Le théorème de Thalès, qui représente plus une méthode, un façon de penser et de chercher la solution à un problème (même si le problème en question est souvent complètement abstrait) est moins important qu'une donnée, à savoir la différence entre deux termes juridiques. Bref, il ne sert à rien de savoir réfléchir, il suffit de savoir.
L'exemple est d'ailleurs maladroit... Pourquoi des collégiens auraient-ils besoin de connaître de tels détails sur le fonctionnement juridique: quand on a 12 ans, on ne devrait rien avoir à faire dans un tribunal!
"De même, un minimum de culture économique serait plus utile que la maîtrise d'une troisième langue vivante."
Si le monsieur avait un minimum de culture économique, il saurait qu'aujourd'hui on commerce avec les pays étrangers et que pour cela, il est utile de connaître leur langue.
Quand bien-même parle-t-on anglais avec ses partenaires commerciaux étrangers, avoir un minimum de connaissances sur leur langue et donc leur culture (hé oui, en cours de langues on apprend à comprendre les mots mais aussi comprendre les gens) est un atout non négligeable.
Question du journaliste : "Pourquoi n'avez-vous pas postulé à un nouveau mandat à la direction de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon ?"
Peu importe la réponse, je suis content qu'il s'en aille.